#3 – Les sacrifiés de Fukushima n’appartiennent déjà plus à ce monde

Le 16 mars 2011

Si le monde manifeste son émotion dans une communion informationnelle, c'est le destin de ceux qui sont restés à Fukushima qui intéresse Loïc Rechi pour cette nouvelle chronique.

A l’aube de la seconde décennie du XXIe siècle, suivre l’évolution de l’information minute par minute  est devenu la cocaïne du peuple. Depuis samedi matin et les premières alertes en provenance de la centrale nucléaire de Fukushima, une sorte de communion informationnelle s’est opérée, minute après minute. Dans les heures qui ont suivi les premières annonces, à un moment où il était encore impossible de mesurer toute la dimension du drame en train de s’écrire, la peur et l’incrédulité ont rapidement fait place à des considérations tristement terre à terre et manichéennes. Les uns – opportunistes – se sont ainsi accaparés la pièce en train de se jouer pour dénoncer les sempiternels risques liés à l’utilisation du nucléaire, là où les autres – monomaniaques – n’ont pu s’empêcher de tacler leurs petits camarades, simulant de s’offusquer qu’ils puissent instrumentaliser une catastrophe. En réalité, tout ce petit monde plongeait la tête la première dans leurs travers traditionnels et autocentrés, ramenant la marche du monde à leurs petites querelles merdiques et quotidiennes.

Les jours passant et l’apocalypse perdurant, les saines craintes initiales de l’individu lambda – à commencer par les miennes – ont progressivement changé de visage, migrant vers un sentiment moins avouable, probablement qualifiable de curiosité morbide. Le séisme japonais cristallise en fait à lui tout seul l’égoïsme, cette fange dans laquelle on se complait tous. A la différence du séisme survenu un an plus tôt en Haïti, l’empathie dont on fait preuve atteint des niveaux ridiculement bas, explosant par contre sur la jauge du jemenfoutisme. Le Japon est un pays qu’on s’est toujours plu à observer comme un cabinet de curiosités. Mais en raison de sa qualité de nation économiquement prospère, l’emprise des bons sentiments judéo-chrétiens a été nettement moins forte, en témoigne l’absence de matraquage pour l’appel aux dons. Et puis soyons honnête, en vivant dans un pays quasiment insensibilisé aux catastrophes sismiques, il nous apparait bien difficile encore une fois d’assimiler la douleur qui secoue le pays du soleil du levant.

Indéniablement pourtant, le facteur nucléaire est venu bouleverser la donne. Dans un premier temps, la classe politique a été  prompte à récupérer le drame à des fins personnelles. Comment reprocher aux écologistes de profiter de la situation quand on sait que c’est autour de la crainte que surviennent ces atroces évènements qu’ils se sont constitués? Je comprends également que le gouvernement veuille rassurer la population en surfant sur la vague d’émotion et en se lançant dans un grand audit de nos centrales. Je méprise évidemment ce crétin Sarkozy quand il joue les populistes assertant que nous possédons la centrale la plus sûre du monde avec l’EPR, quand on sait qu’une centrale toujours en service comme celle de Fessenheim dans le Haut-Rhin a été mise en  service en 1977. Et comment ne pas mésestimer encore encore plus cet individu quand il ramène cette tragédie sur le plan économique, reprochant insidieusement ces derniers jours à des pays comme le Qatar de ne pas avoir acheté des centrales françaises, jugées trop chères.

Toujours est-il que c’est sur ce ressort précis, cette hantise du cataclysme nucléaire que l’empathie du grand public est venue se figer. La raison en est éminemment simple. Si l’on est relativement à l’abri d’un tremblement de terre ou d’un tsunami en France, il en va autrement dans le cas où une masse inodore, incolore mais salement radioactive se mettait en tête de faire le tour du monde pour venir nous emmerder et se fixer sur nos petites thyroïdes de Français.

Surtout, l’empathie a complètement explosé quand le drame de la centrale de Fukushima a fini par s’humaniser. On aura beau nous matraquer le cerveau à coups de schémas, de vocabulaire technique, d’explications simplifiées à base de millisieverts par heure et de turbines dans le cul, tout ça ne restera que des concepts plus ou moins opaques au service de la compréhension collective. Si on n’a aucune idée de ce à quoi ressemble concrètement une barre de combustible nucléaire, il en va autrement de l’humain. Un humain employé dans une centrale nucléaire, on arrive tous à intégrer sans mal qu’il s’agit d’une tête, de deux bras, de deux jambes, de tout un tas d’organes et d’une famille derrière. Quand cinquante d’entre eux ont pris le parti de laisser partir plusieurs centaines de collègues, décidant de rester pour tenter d’arrêter les caprices de cette folle construction humaine, au péril de leur vie, l’histoire a pris un tour homérique. Le récit d’une minorité qui se sacrifie pour la majorité, voilà ce que le monde a envie de retenir dans cette affaire.

Pourtant, à l’heure où on a encore le nez en plein dedans, il est difficile d’en juger les motifs tant les éléments viennent à manquer. Au courage indéniable se mêle peut-être également un sentiment de culpabilité, celui de ne pas avoir écouté le sismologue Ishibashi Katsuhiko qui avait lancé une alerte en 2006 sur le risque d’un scénario similaire en cas de tremblement de terre ravageur. Mais c’est sans doute aussi le désespoir et le sens du devoir qui disputent à cette culpabilité. La désolation qui confine à la folie. Ces volontaires expérimentent une malformation du syndrome de Stockholm, prisonnier volontaire d’un geôlier de béton, d’une centrale qui deviendra probablement leur tombeau moral si ce n’est physique. Les cinquante hommes qui se relaient au chevet de la machine, le teint blanchi par l’insomnie, les mains tremblantes du stress qui les emplit, ne sont déjà plus des hommes comme vous et moi. En raison du taux de radiation qu’on peut supposer qu’ils ont déjà encaissé, on se doute que dans le meilleur des cas, ils passeront les mois qui viennent confinés dans des hôpitaux, les organes internes dégoulinant de sang et la moelle osseuse disparaissant de leurs colonnes, irradiés comme un glaçon fond irrémissiblement au soleil. Dans le pire des cas comme le martelait, emprunt d’une horreur palpable, le professeur Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection de l’homme (DRPH) face à une Laurence Ferrari dépassée – comme nous tous – devant le drame qui s’écrit minute après minute, ils perdront sans doute la vie, dans des conditions atroces, réduits en poussière par la puissance des éléments. Mais quand bien même ils en sortiraient indemnes, ces hommes ne seront plus jamais comme vous et moi. Ils auront expérimenté le poids de jouer à Dieu, de choisir de sacrifier leur vie, de briser leur famille, dans l’espoir de sauver le plus grand nombre. Ces cinquante hommes ont déjà éprouvé le dilemme ultime, celui que personne ne souhaiterait jamais, celui qui sous-tend l’histoire même de l’humanité. Non, définitivement, ils ne sont plus de notre monde.

C’est désormais vers l’infamie des images des liquidateurs de Tchernobyl que se tournent tous les regards, c’est le poids du désarroi de l’échec humain à dompter la nature qui flotte aujourd’hui au dessus de toutes les consciences.  L’issue de ce scénario calamiteux demeure encore incertain. Quelqu’en soit l’acte final, l’inconscience ne pourra être brandie pour justifier l’héroïsme de ces cinquante être humains disposant d’instruments pour mesurer les taux d’émissions radioactives et de facto les risques auxquels ils s’exposent. Leur libre-arbitre, lui, restera pour longtemps le symbole de la grandeur de leurs actes, celui d’individus ordinaires s’étant sacrifiés pour le bien collectif.

Crédits photos CC FlickR par Eudoxus, BBCWorldService

> Retrouvez nos articles autour de la catastrophe nucléaire de Fukushima:

Areva au cœur du réacteur de Fukushima

Un AZF nucléaire est possible en France

> Retrouvez aussi“le Big Picture sur Fukushima”

> Retrouvez également l’ensemble des “Chroniques de Rechi”

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  • Reventlov le 16 mars 2011 - 18:34 Signaler un abus - Permalink

    Hum, un titre raccoleur, laissant penser qu’il y a déjà des morts suites à des irradations. Dommage.
    De plus, j’ai personnelement du mal à receuillir des informations sur ces “cinquantes malheureux”. Avez vous des sources fiables à partager ( Anglaises, si possible ).

    “Ils auront expérimenté le poids de jouer à Dieu, de choisir de sacrifier leur vie, de briser leur famille, dans l’espoir de sauver le plus grand nombre.”
    Je trouve que l’allusion à Dieu est de trop, il faut arreter de se flageller, sans le nucléaire, et sans jouer à Dieu, ce site n’existerait même pas. Il y a t il seulement une option valable pour remplacer le nucléaire, comme le prétendent les anti nucléaires ? ( éoliennes, il en faudrait énormément, les oiseaux se ferait déchiqueter. Panneau solaires ? Polluants à fabriquer. Barrage ? ça pète aussi, et ça fait aussi des morts ).

    Au final, beaucoup de questions, peu de réponses.

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  • Julien le 16 mars 2011 - 18:36 Signaler un abus - Permalink

    J’avais remarqué “l’absence de matraquage pour un appel au don”. Circonstance aggravante : les articles sur Haïti qui nous montrent que les dons massifs ne semblent pas avoir fait bouger la situation. De quoi faire réfléchir à deux fois les âmes généreuses avant d’ouvrir le porte-monnaie.

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  • Dom le 16 mars 2011 - 18:46 Signaler un abus - Permalink

    Le plus terrible, c’est que ces sacrifices n’auraient pas lieu d’être si seulement nos dirigeants avaient tiré des enseignements de la catastrophe de Tchernobyl.
    La catastrophe naturelle est désolante ; la catastrophe nucléaire est révoltante !

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  • Enfantgatee le 16 mars 2011 - 18:55 Signaler un abus - Permalink

    L’absence d’infos est tout à fait logique! Il est volontaire afin de préserver leur anonymat et éviter que leurs familles soient prises d’assaut par des curieux et tous ces vautours de journaleux à la recherche de sensationnel, de morbide et de cadavres.

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  • luc Dagorne le 16 mars 2011 - 18:59 Signaler un abus - Permalink

    On peut songer au coureur de Marathon, à David contre Goliath …Ces hommes auront accomplis librement et en conscience ce qu’aucun homme avant eux n’a réalisé … En sachant que le prix de l’exploit c’est d’atroces souffrances et la vie.
    Pas une stèle, pas une statue, pas un monument élevé à leur mémoire ne sera assez grand, assez haut pour dire la folie et l’irresponsabilité des hommes qui les à conduits là !

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  • Michèle Turbin le 16 mars 2011 - 19:05 Signaler un abus - Permalink

    Comment aider le Japon sur 20mn http://www.20minutes.fr/article/687708/societe-comment-aider-japon-
    Fondation de France
    http://www.fondationdefrance.org/
    Secours populaire
    http://www.secourspopulaire.fr/actualite.0.html?&cHash=9874fb602d&id_actu=4876
    Croix-rouge http://www.croix-rouge.fr/
    mai saussi google http://www.google.com/crisisresponse/
    la communauté Android française http://www.frandroid.com/63825/catastrophe-au-japon-ce-quon-peut-faire/
    Il n’y que l’embarras du choix.
    Depuis 5 jours je lis et j’entends partout que le drame japonais ne stimulerait en France que des disputes politiques “indécentes” (ce mot est employé à toutes les sauces). Heureusement, la plupart des écologistes qui justement alertent depuis des dizaines d’années pour que ce genre de tragédie n’arrive pas, ont également de l’empathie.

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  • T., just T. le 16 mars 2011 - 19:08 Signaler un abus - Permalink

    on ne perd pas la vie : on meurt (§6). sinon, l’article est très bien.

    (typo: qqs pbs de blancs insécables)

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  • TomR le 16 mars 2011 - 19:40 Signaler un abus - Permalink

    Un article qui s’interroge plus qu’il n’esquisse de réponses, mais c’est sans doute inévitable en l’état.

    Par déformation professionnelle, je me demande seulement ce que peut bien avoir d’« homérique » le tour pris par l’histoire et, pour reprendre un commentaire, quel est le rapport avec le soldat de Marathon. Une comparaison historique évidente est plutôt avec les soldats des Thermopyles.

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  • NatCordeaux le 16 mars 2011 - 19:49 Signaler un abus - Permalink

    Dommage, vos insultes gratuites font de cet article un billet politico revanchard de second ordre.
    Ne vous croyez pas obligés d’insulter les gens… à crétin, crétin et demi ne dit-on pas ?

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  • Olivier D. ze kat le 16 mars 2011 - 20:27 Signaler un abus - Permalink

    L’histoire et le témoignage de Slotin, qui provoqua un accident de criticité en 1946 qui lui fût mortel, est déjà éclairante ; il savait immédiatement que son destin était scellé quand il a saisie les sphères d’uranium à la main pour les écarter, mais plus impressionnant, il a immédiatement interpellé les spectateurs pour dessiner un schéma de leurs positions et évaluer la dose reçue.

    Je ne pense pas que à Fukushima, Tchernobyl, ou ailleurs les techniciens s’investissent dans leurs actes par folie ou culpabilité, ni même en songeant uniquement à se sacrifier pour leur famille, mais que à ce moment là ils ont estimés que, eux, avaient les compétences de faire le nécessaire pour limiter la casse.

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  • SlimGus le 16 mars 2011 - 20:30 Signaler un abus - Permalink

    Un titre racoleur judicieusement trouvé.
    Un article intéressant et rudement bien mené.
    Je découvre votre plume et déjà vous m’intéressez.
    A bientôt alors.

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  • KB le 16 mars 2011 - 20:40 Signaler un abus - Permalink

    Mwouais…
    Je viens sur le site sur les conseils d’un amis, et que vois-je? Un style pompeux, un titre racoleur, un article partial et pseudo moralisateur… puis au final on apprend rien de sa lecture.
    Je m’en retourne de ce pas vers mes habituels sites d’informations, qui n’en font pas des tonnes : sobres, simples, mais efficaces.
    Dommage…

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  • Val le 16 mars 2011 - 20:45 Signaler un abus - Permalink

    Vous avez pondu un article bien écrit, ma foi. Je ne vous connais pas Mr Rechi mais je vous tend une main virtuelle, de bon cœur.

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  • Rafik le 16 mars 2011 - 22:16 Signaler un abus - Permalink

    C’est normal qu’il y ai débat en France et c’est normal de soulever toutes les questions. Concernant l’aide, elle n’est pas de même nature que celle déployée à Haiti. Il y a une aide technique mais pas financière car le Japon a les capacités de réagir. Les japonais ont dans leur culture un fort rapport à la nature. Ils subissent une catastrophe qu’ils ne contrôle pas mais n’ont pas eu la prétention de dompter la nature.

    Un mot sur ces hommes courageux ! Ils le sont et je me mets difficilement à leur place. certains ont certainement perdu leur familles, et tout ce qu’ils possédaient. Je ne sais pas ce qui doit se passer dans leur pensées, mais il doit y avoir beaucoup de tristesse. Je pense que certains ont perdu leur raison de vivre et ne voient que le sacrifice.

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  • georges le 16 mars 2011 - 22:20 Signaler un abus - Permalink

    cet article c’est juste de l’auto-complaisance, l’auteur se masturbe sur son lyrisme et son vocabulaire

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  • Rantanplan le 17 mars 2011 - 0:29 Signaler un abus - Permalink

    A la limite, au moins l’auteur sais se faire plaisir, alors que vous exprimez juste de la frustration et de la jalousie…chacun son truc.

    Les jaloux, au trou! ;)

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  • Mme Pastel le 17 mars 2011 - 1:24 Signaler un abus - Permalink

    J’ai apprécié cet article précisément parce qu’il était plus lyrique qu’informatif, je ne vois pas où est le problème de parler de sentiments, de grandeur d’âme dans un papier sur une catastrophe de cette ampleur ? Au contraire, il est irritant, voire malsain de ne jamais s’émouvoir du sort d’autrui. L’objectivité et la neutralité du journaliste, j’y crois moyen, et c’est pas en débitant des infos comme un robot qu’on en est plus professionnel ou utile, finalement.
    Ps : j’ai repéré 2 fautes d’orthographe dans l’avant-dernière phrase -”quel qu’” en non pas “quelqu’” + un oubli d’s à “êtres”. L’émotion encore ;-) je les signale parce que je suis un peu à cran avec ça (chacun ses névroses) et que dans mes posts je souhaiterais qu’on me les dise quand il y en a.

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  • georges le 17 mars 2011 - 9:02 Signaler un abus - Permalink

    @Rantanplan @Mme Pastel

    OK, permettez moi de préciser ma pensée.

    Pour moi cet article tombe dans la récupération qu’il dénonce. Du style dans le journalisme OK, mais comme support de l’information ou de l’analyse, pas l’inverse. Là c’est juste trop, moi je perçoit ça comme de la suffisance. Le terme “pompeux” évoqué par @KB est on ne peut plus adapté. Après ce n’est que mon avis et si ça plaît à d’autres tant mieux.

    En fait j’ai quand même appris une chose : la prédiction de 2006 du sismologue Ishibashi Katsuhiko. Le reste de l’article m’a fait sourire.

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  • Digital User le 17 mars 2011 - 9:24 Signaler un abus - Permalink

    Hum, un titre raccoleur, laissant penser qu’il y a déjà des morts suites à des irradations. Dommage.
    +1

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  • georges le 17 mars 2011 - 11:01 Signaler un abus - Permalink

    super article, bonne mise en perspective des évènements qui se succèdent et que l’on analyse tête dans le guidon.

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  • memo le 17 mars 2011 - 12:14 Signaler un abus - Permalink

    Mouais, comme KB et d’autres…
    Profiter de l’occasion pour s’exercer au lyrisme, et en aligner les clichés; je trouve ça irritant.
    L’auteur a-t’il 17 ans ?

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  • Badweed le 17 mars 2011 - 13:29 Signaler un abus - Permalink

    Titre racoleur, article pénible à lire et sans grand intérêt. Enfin ce n’est que mon avis.

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  • Sybille Rameau le 17 mars 2011 - 14:14 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cette belle et triste analyse qui me donne envie
    à mon tour de parler, d’oser dire, d’informer !
    Non, il ne faut pas se contenter de lire, il va falloir
    ouvrir nos gueules et pour de bon !à notre petit niveau …
    Belle analyse parce que trop VRAIE !, hélàs !

    Décidemment vous êtes toujours à la pointe de la Vérité !
    Vous avez, bien souvent, une longueur d’avance sur
    les autres médias et je tenais à vous en remercier
    au nom de tous les citoyens de la terre.

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  • Axyome le 17 mars 2011 - 14:14 Signaler un abus - Permalink

    “NATCORDEAUX le 16 mars 2011
    Dommage, vos insultes gratuites font de cet article un billet politico revanchard de second ordre.
    Ne vous croyez pas obligés d’insulter les gens… à crétin, crétin et demi ne dit-on pas ?”+1

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  • Aliocha le 17 mars 2011 - 14:27 Signaler un abus - Permalink

    “Au courage indéniable se mêle peut-être également un sentiment de culpabilité, celui de ne pas avoir écouté le sismologue Ishibashi Katsuhiko qui avait lancé une alerte en 2006 sur le risque d’un scénario similaire en cas de tremblement de terre ravageur.”

    Facile de donner des leçons aujourd’hui quand tous les journaux relaient l’avis d’un spécialiste, noyé à l’époque dans la masse de ses collègues.

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  • Cld le 17 mars 2011 - 14:35 Signaler un abus - Permalink

    Cet article est une envolée lyrique sans intérêt. Ni fait ni a faire.

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  • enfantgatee le 17 mars 2011 - 14:49 Signaler un abus - Permalink

    Il me semble que c’est plutôt ceux qui ont cliqué sur ce titre en espérant des nouvelles macabres et des informations de mort qui sont les plus à critiquer.
    Facile quand on cherche le malsain de traiter tout ce qui vous déçoit de racoleur.

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  • georges le 17 mars 2011 - 14:55 Signaler un abus - Permalink

    @Axyome ou sont les insultes ?

    Il faut pas confondre insulte et critique

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  • NatCordeaux le 17 mars 2011 - 15:05 Signaler un abus - Permalink

    @Georges : peut être lire correctement avant ?
    “Je méprise évidemment ce crétin Sarkozy quand il joue les populistes “

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  • georges le 17 mars 2011 - 15:07 Signaler un abus - Permalink

    En effet, j’ai lu trop vite… Je croyais que cela faisait reference aux commentaires

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  • Nola le 17 mars 2011 - 15:44 Signaler un abus - Permalink

    “Les uns – opportunistes – se sont ainsi accaparés la pièce en train de se jouer pour dénoncer les sempiternels risques liés à l’utilisation du nucléaire, là où les autres – monomaniaques – n’ont pu s’empêcher de tacler leurs petits camarades, simulant de s’offusquer qu’ils puissent instrumentaliser une catastrophe. En réalité, tout ce petit monde plongeait la tête la première dans leurs travers traditionnels et autocentrés, ramenant la marche du monde à leurs petites querelles merdiques et quotidiennes.”

    Réduire l’écologie politique à de l’”opportunisme” et à des “travers autocentrés” témoigne d’une méconnaissance totale de l’histoire et de la philosophie de ce mouvement. L’auteur peut bien aller jouer les matamore chez les clandé de Ceuta ou les SDF de NY… dans le fond pour quoi faire s’il ne voit lui-même le lien entre la morbidité et la capacité énergétique de nos sociétés économistes.
    Mais surtout, quelle arrogance ! Monsieur semble avoir besoin de dégueuler chacun de ses articles, dont les sujets au départ ne sont pourtant pas inintéressants… c’est décevant.
    Une pénurie énergétique aurait l’avantage de nous dégraisser vite fait bien fait le mamouth numérique de sa prose la plus inutile

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  • Al le 17 mars 2011 - 16:03 Signaler un abus - Permalink

    Article assez moralisateur mais non dénué d’une certaine vérité. Concernant Haïti et la différence de dons, nous ne sommes pas dans le même cas. Le Japon bien que sur-endettée, mais c’est l’apanage des nations dites développées, est une nation forte économiquement qui a certainement (ou en tout cas à nos yeux paraît avoir) plus besoin d’aide technique que financière. Si vous souhaitiez pousser un coup de gueule contre notre pingrerie, il aurait été plus judicieux de comparer nos dons pour Haïti à ceux pour le Pakistan lors des inondations.
    Votre article a le mérite, et c’est bien ce qui importe, de rendre hommage à ces humains qui se sacrifient pour nous tous. Cela me rappelle un des préceptes du judo “le courage c’est de faire ce qui est juste”. La vraie question c’est : en serions nous capables?

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  • azf 267 le 17 mars 2011 - 16:09 Signaler un abus - Permalink

    Sacrifiés du nucléaire, en France aussi

    source : http://voila-le-travail.fr/2011/03/15/lindustrie-nucleaire-sous-traitance-et-servitude/

    Ils sillonnent la France en caravane et huit mois par an. Destination : les centrales nucléaires de tout l’Hexagone. Qui ont besoin d’intervenants en zone à risque, pour la maintenance annuelle. Des journées de 12h, une vie sociale à réinventer à chaque étape. Puis ils repartent. 600 km dans la nuit, vers la centrale suivante. On les appelle les « nomades du nucléaire ». Ce sont eux qui supportent plus de 80% de la dose collective annuelle d’irradiation reçue dans le parc nucléaire français.

    Ils sont près de 30 000 en France, des intérimaires qui travaillent pour des entreprises prestataires. Car aujourd’hui, les sous-traitants assurent 80 % des activités de maintenance des centrales, contre 50% au début des années 90. Pendant que les durées d’intervention ont été réduites par deux, pour effectuer toujours les mêmes tâches. Résultat: les nomades passent de plus en plus vite de centrale en centrale.
    La relève n’est plus assurée

    D’autant plus que, depuis 2005, le personnel vient à manquer. Après plus de vingt ans de traversée du désert, le nucléaire français retrouve des couleurs, mais s’inquiète : les pionniers du nucléaire partent à la retraite et la jeune génération ne souhaite pas prendre la relève. Trop pénible. Alors, les mêmes intérimaires tournent sans relâche et leurs conditions de vie se dégradent au fur et à mesure.
    Leur maison : un camping-car

    Au pied du château de Chinon, le camping ne désemplit pas. Les propriétaires locaux leur louent de leur côté un bout de champ, une caravane ou un mobile home, parfois une pièce, à côté de leur belle demeure ou dans la cour de la ferme.
    L’Office du tourisme répartit les offres. Pendant que les vendeurs de kebabs, les laveries et les magasins fleurissent sur leur passage. Le soir, les intérimaires se retrouvent au bar, animant les petites villes en déclin. Parfois, ils retournent à la centrale de nuit, pour optimiser leur présence. Dormir quelques heures, entre deux interventions, dans les vestiaires.
    80% des doses d’irradiation pour les intérimaires

    Ces travailleurs, dits » extérieurs « , effectuent l’essentiel des tâches de maintenance des centrales et supportent plus de 80% de la dose collective annuelle d’irradiation reçue dans le parc nucléaire français.

    Alors, il sous-déclarent leurs expositions aux radiations: les intérimaires ayant atteint la dose-limite se voient interdits d’entrée en centrale. C’est leur moyen de préserver leur travail. Pas leur santé.

    Pour limiter les dégâts, ils s’échangent conseils et recommandations. Le soir, au bistrot, ou à l’heure de l’apéro au camping, quand sortent les grandes tablées, ils ne parlent que de ça. De la centrale de Gravelines, où il faut faire attention à tel tuyau, à tel boulon. De celle de Tricastin, où l’omerta règne, mais dont certaines salles sont particulièrement dangereuses. C’est au comptoir que s’échangent les expériences, les savoir-faire, le métier, leur passion qui les ronge. De mars à octobre, chaque année, la période pendant laquelle la maintenance des centrales doit être effectuée.
    L’hiver pour se soigner

    L’hiver, ils se retrouvent en famille, et souvent au chômage. Certains redeviennent boulanger, commerçant, ouvrier. Quand d’autres se sont spécialisés dans le risque, et passent l’hiver dans la pétrochimie ou le déflocage de l’amiante.
    Dans tous les cas, les problèmes de santé les rattrapent vite : troubles du sommeil, anxiété, leucémies, cancers, et tentatives de suicide. Depuis 1995, les syndicats sont en alerte. Cette année-là, cinq suicides de travailleurs extérieurs ont été enregistrés à la centrale de Chinon. Depuis, les tentatives se sont succédées. Autre signe : en 2003, la mutuelle de la centrale de Paluel (Seine-Maritime) remarque que 80% des feuilles d’assurance-maladie traitées prescrivent des calmants.

    Elsa Fayner

    Sur la sous-traitance dans l’industrie nucléaire :

    * R.A.S. Nucléaire Rien à Signaler, documentaire TV d’Alain de Halleux sur les ouvriers du nucléaires.
    * L’industrie nucléaire. Sous-traitance et servitude, d’Annie Thébaud Mony, auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé.

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  • azf 267 le 17 mars 2011 - 16:18 Signaler un abus - Permalink

    @ MEMO qui demande si l’auteur a 17 ans … comme Etienne de La Boétie qui, au même âge (18), a écrit le fameux Discours de la servitude volontaire ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire

    Ce texte consiste en un court réquisitoire contre l’absolutisme qui étonne par son érudition et par sa profondeur. Ce texte pose la question de la légitimité de toute autorité sur une population et essaye d’analyser les raisons de la soumission de celle-ci (rapport « domination-servitude »).

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  • La loupiote le 17 mars 2011 - 16:26 Signaler un abus - Permalink

    Cet article est pour moi une discussion de comptoir pompeuse et ridicule. Comment l’auteur peut mettre ici en compétition, Haïti et Fukushima ? Votez 1 pour Haïti et Tapez 2 pour Fukushima ! Nous ne sommes pas à la Star Academy !… Peut être que l’auteur n’a tout simplement pas compris l’ampleur de ce qui est en train de se passer, dommage…

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  • EmilienLb le 18 mars 2011 - 21:53 Signaler un abus - Permalink

    “L’issue de ce scénario calamiteux demeure encore incertain.” Certainement pas, mais “incertainE” peut-être !

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  • Reventlov le 19 mars 2011 - 11:30 Signaler un abus - Permalink

    http://nextbigfuture.com/2011/03/deaths-per-twh-by-energy-source.html
    Un petit cadeau sur le nombre de morts par unité d’énergie crée. Le nucléaire, c’est comme l’avion, ou le train, on parle beaucoup de accidents, mais c’est toujours beaucoup moins de pourcentage de morts par rapport au reste.

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  • Rémy DUFOURG le 19 mars 2011 - 18:02 Signaler un abus - Permalink

    Le sujet est complexe ! Mais retournons aux éternels basiques ! Commençons par essayer de consommer moins d’électricité ET de le faire ! Ensuite, essayons de sortir de ce merdier qui nous rends bien service actuellement mais qui pourrira la vie de nos enfants. Le chemin est mince pour arriver à un consensus, mais essayons !! Cessons de palabrer et avançons ! Nous le devons bien à ces “liquidateurs” même s’ils sont loin et ne sont pas de notre culture…

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  • wanatoctoumi le 21 mars 2011 - 15:37 Signaler un abus - Permalink

    “Dans le pire des cas comme le martelait, emprunt d’une horreur palpable, le professeur Patrick Gourmelon…”
    “empreint”
    ———–(effacer ce qui précède après correction)

    Comme les 200000 de Tchernobyl, ces hommes-là seront oubliés : il y a des élections, en France… des tyrans au Maghreb… des islamistes à Guantanamo… dont il faut s’occuper.
    Il y a aussi de heures et des heures d’antenne à la télé et sur les radios, qu’il faut remplir : pourquoi ne pas dire n’importe quoi, puisqu’on ne sait pratiquement rien de la gravité de ce qui se passe.
    On a aussi complètement oublié que 600 000 personnes sont devenues, du jours au lendemain, des rescapées, dans la 3è ou 4ème puissance économique du monde…
    Non… pardon.
    La 3ème, après Three Mile Island et Tchernobyl !

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  • BerCalva le 10 avril 2011 - 9:30 Signaler un abus - Permalink

    Je pense qu’on devrait lancer en France et ailleurs dans le monde, par pays, des listes des pro-nucléaires, avec adresses et téléphones, et qu’il soit bien établi qu’en cas d’accident nucléaire, de catastrophe donc, ils soient requis comme intervenants pour les opérations de sauvegarde, secours, dépannage, et toutes opérations nécéssaires en ce cas. La liste serait sans doute assez réduite….non ?

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  • reftuto le 10 juin 2011 - 14:54 Signaler un abus - Permalink

    On ne les oublieras pas j’espère, bien qu’on en parle de moins en moins alors que la catastrophe n’est pas fini :x

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  • Geneviève Nys le 22 juillet 2011 - 15:11 Signaler un abus - Permalink

    soyons conscients

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