Laura et les hackers: vers le neo-design

Le 10 août 2011

Étudiante aux Beaux-Arts de Toulouse, Laura a croisé la route du hackerspace le Tetalab. DIY, transdisciplinarité et sens de l'indiscipline, elle s'y sent comme un poisson dans l'eau. Reste à poursuivre ce chemin dans la vie professionnelle.

« Va donc au Tetalab et regarde si ça te plait. » En 2010, Nathalie Bruyère, professeur aux beaux-arts de Toulouse, suggère à son élève Laura d’aller faire un tour au tout récent hackerspace. Pour l’étudiante, ce sera une révélation, la confortant dans sa voie.

Car Laura et les hackers, c’est une vieille histoire d’amour qui a commencé inconsciemment :

Naturellement j’étais déjà un peu orientée dans cet univers, sans savoir qu’il existait. C’est surtout à la base un esprit de liberté qui se retranscrivait dans mon travail.

Quelques mois plus tôt, on a dit d’elle qu’elle faisait partie d’un groupe de “méchants hackers qui voulaient dérober des données.”, s’amuse-t-elle. En guise de vol, elle s’est livrée à du cybersquatting X en pastichant le site de la mairie de Toulouse. Il proposait des baisodromes publics et en plein air, les « baliloves », sur le modèle des Vélib’. Le but : analyser le degré de conditionnement des gens en observant dans quelle mesure ils ont gobé le discours du faux site, simplement parce qu’il se revendique d’une institution. Si l’on s’en tient à ce test, le taux de panurgisme local est notable.

Son devoir a moyennement plu à ladite mairie, qui lui a intenté un procès qui finira par un simple rappel à la loi. Il lui vaudra aussi de recevoir les félicitations du jury de son école et d’être major de sa promo. Comme quoi, la créativité est diversement appréciée.

C’est un projet sur les interactions homme-machine dans le cadre d’un atelier numérique qui la mettra sur la voie du Tetalab. “J’ai dû me mettre au AIML (Artificial Intelligence Markup Language, le code qui sert à programmer des intelligences artificielles, et qui est utilisé par les hackers, je me dépatouillais seule à l’école”, se souvient-elle. C’est alors que sa prof, dont le frère Marc est membre du hackerspace, lui donne ce précieux conseil. Laura aura désormais en soutien une bande de geeks qui a la bonne idée d’être branchée art : la petite troupe est installée dans un container de Mix’art Myris, un collectif d’artistes basé dans un énorme hangar et moyennement mairie-friendly.

Oui Laura est une fille avec du vernis ET elle soude. Un problème les garçons ?

« On t’apprend à être décomplexé par rapport à la technique »

Entre Laura l’artiste-techos et les techos-artistes, l’échange est mutuel :

« On t’apprend à être décomplexé par rapport à la technique. Pour résumer, si tu ne sais rien, ce n’est pas grave, tu apprendras sur le tas, en fonction des besoins que tu as pour ton projet, si tu en as un de précis ; tu ouvres des bécanes, tu casses, tu comprends, tu reconstitues, tu refais et refais, etc. Une fois passé ce cap de la persévérance, les choses apparaissent plus clairement. Les hackers t’apportent un soutien technique et moral. Tu apprends à maîtriser des compétences multiples, différentes mais complémentaires, comme taper du code pour un script ou réaliser un circuit imprimé. Tu deviens peu à peu pluridisciplinaire. C’est pratique quand tu veux réaliser des projets plastiques ou de design qui requiert des compétences techniques car tu peux les évaluer, calculer la faisabilité du travail, et agir sur ton travail jusque dans les moindres détails. »

Cette décomplexion est d’autant plus importante que le rapport au travail manuel est extrêmement sexué dans notre société :

Les femmes sont cantonnées aux taches conservatrices comme la cuisine ou la couture alors que les garçons, dès l’enfance vont recevoir des jouets qu’ils peuvent trifouiller. Du coup, il est beaucoup plus difficile pour une femme de bidouiller.

Et en retour, l’étudiante incite ses copains de containers à sortir du bois. Ainsi « à un moment il y a eu un appel à projet public qui concernait de la création numérique, se souvient-elle, et je leur ai dit : “allez les gars, faites-le, vous êtes forts, vous devez vous montrer aussi en tant que médium artistique et créatif et non uniquement technique et hermétique.” Je leur ai apporté l’envie de créer davantage avec leurs savoirs, leurs compétences. »

Sex Toy DIY, intelligence artificielle et scénographie cyberpunk

Si, associés à sa veine créative, code et hardware sont la doublette gagnante de Laura, c’est au prix de gros efforts et de quelques « pétages de boulette ». Led qui saute et casse tout, erreur dans le programme, il en faut de la persévérance, même bien entourée. Les difficultés qu’elle éprouve parfois en faisant de la couture, un de ses autres savoir-faire, se retrouvent : « parfois, c’est métaphysique, tu es fatiguée et tu vas passer ton stress dans tes branchements. » Mais une fois passé ce cap, « c’est royal ! »

De son immersion dans le milieu hacker, Laura a tiré une poignée de projets. Dans le genre politique ludique, dans la veine des Baliloves, les sextoys DIY (pour Do It Yourself, faites-le vous-même). Un projet qui rencontre du succès et que Laura va relancer. Si vous êtes tenté, voici le mode de fabrication exposé par leur créatrice, n’hésitez pas à envoyer des photos de vos réalisations.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Laura s’est fait les mains sur AIML avec son gorgonocephalus artefactus, « un robot conversationnel assez primitif avec des capteurs qui détecte la présence du spectateur dans son périmètre ».

Nettement plus costaud, E-motions (v. vidéo ci-dessous) est « un projet qui synthétise deux ans dans le réseau des hackers : culture, pratique, rapport homme-machine, interaction, engagement éthique, politique et social, innovation et création. Le tout axé sur des problématiques de design. C’est le résultat de tout une digestion de choses denses. » DIY et opensource, bien sûr, il sera présenté à la Novela, « le festival sur les savoirs partagés » de Toulouse. Et son grand œuvre de fin d’études, ce fut une scénographie cyberpunk, présentée fin juin.

Divergence d’appréciations

La piste empruntée par Laura est diversement goutée par l’école, professeurs comme élèves. Il y a ceux que son travail laisse indifférents, voire rebute : « ce qui dérange, c’est qu’on ne sait pas trop comment la définir, et comme les gens aiment être rassurés, ils se renferment dans leur coquille. » Et puis il y a ceux qui sont attirés par ces problématiques de transdisciplinarité. Laura joue alors les « passeuses » : « Ils viennent me voir, me posent des questions. Je transmets la possibilité de le faire à fond, de venir au Tetalab. »

Par sa démarche, la jeune femme rejoint le nombre croissant d’artistes qui se rapprochent des hackers. En France, l’école d’Aix-en-Provence est particulièrement féconde : elle a donné lieu au concept d’Eniarof, une « fête foraine punk ». À la base, c’est un projet étudiant, monté par Antonin Fourneau, rappelle Laura.

Professionnellement, Laura ne se rêve pas en artiste « pure », c’est bien le design qui l’attire mais dans une version particulière qu’elle définit en long dans son mémoire : le néo-designer, en référence au personnage de Matrix1. Elle le présente comme « une hybridation du design industriel et du “design libre ou alternatif” » :

Il se redéfinirait par rapport au rôle qu’il a à jouer dans la société, l’industrie et l’économie. Ce serait un designer “pro-tech” et non pas “tech-push”2.
Il serait conscient de son pouvoir et se comporterait avec responsabilité et éthique. Il défendrait une idéologie qui rejoindrait  celle des communautés DIY et de l’open source. Il mettrait en avant dans sa pratique les qualités de l’être humain, serait libre par rapport au système du marché. Et ainsi, le design cesserait de valoir “à peine plus qu’un enrobage sucré pour nous aider à consommer davantage et plus facilement”3.

Une utopie ? Pas tant que cela puisque cette conception du métier de designer est déjà mise en pratique. Il y a par exemple la Free Beer proposée depuis 2005 par le collectif d’artistes danois Superflex et des étudiants de l’université de Copenhague. Free pour libre et non gratuite, comme les logiciels : la recette et les techniques de brassage sont sous licence Creative Commons, ce qui permet de les partager et remixer, y compris à des fins commerciales, et encourage donc « une forme d’économie participative et locale. »

En France, Christophe André, un ancien ingénieur, prône lui aussi un « design libre », en contrepoint à l’obsolescence programmée. Des entreprises s’y mettent également, comme Meta IT, une société qui fait dans « l’informatique durable pour l’entreprise », basée à Talence. Elle propose entre autre ALT®, un ordinateur de bureau éco-conçu et recyclable qui ne propose que le nécessaire. Et ce n’est pas fabriqué par des Chinois de Foxconn, mais en France.

Laura cherchera une entreprise où le courant passera comme dans ce circuit homemade.

Trouver un compromis équilibré pour ne pas se fourvoyer

Lucide, Laura sait que son projet professionnel ne sera toutefois pas une sinécure :

Il n’y a pas de structure pour l’instant dans le monde professionnel pour ce type d’approche. En tout cas, pas ou trop peu de structures viables. Il faut donc les construire. C’est presque impossible de postuler, seule dans mon coin, dans une entreprise avec cette position, c’est trop brutal, ça fait peur. Il y a des filières de design d’interaction qui s’ouvrent dans les écoles d’arts et de design. Je pense que je vais commencer à faire un tour par là pour voir ce qui s’y développe et voir quelle est la politique de ces pratiques.

Je pense persévérer même si ça risque d’être un chemin de croix. J’aimerais passer, peut-être pas ma vie, mais une partie de ma vie, à ce que les gens prennent conscience que certaines pratiques et habitudes, qui pouvaient être positives à une certaine période, sont devenues mauvaises. Il faut changer les choses et on a oublié que les gens pouvaient changer les choses.

Si le Danemark ou la Suède ont une approche du design qui lui correspond davantage, son avenir proche se jouera à Genève, où elle va suivre l’année prochaine un master média design à l’HEAD. La suite de l’itinéraire sera une question de compromis équilibré. Laura avoue ne pas avoir de certitude :

Qu’est-on prêt à laisser et à ne pas laisser quand on travaille avec des institutions et des entreprises ? En fonction de cela, il faut voir si on se fourvoie ou pas. J’ai peur comme plein de personnes de tomber dans le piège : il faut se nourrir… Et du coup on finit par oublier la finalité du projet. J’essaye toujours de ne pas m’accommoder. [Elle hésite]

Mais je ne sais pas. Si je travaille avec une entreprise avec une ligne éthique et une dimension humaine et qui veut quand même faire de la production, mais qui s’intéresse au client pas uniquement comme un consommateur et un moyen d’accroitre le bénéfice, là je serai prête à faire des concessions.

Il lui faudra rester vigilante, en ces temps où, elle le dénonce elle-même, le développement durable est « du marketing, de la récupération. C’est ça le problème, il faut arriver à avoir la force, et c’est pour cela que je salue le travail de Massimo Banzi [en], le co-créateur des circuits imprimés Arduino [en]. Il a transcendé le problème en ouvrant tout. »


Photos par Ophelia Noor pour Owni /-) [CC by nc sa]

MAJ : rectification sur l’AIEML et le site de la mairie de Toulouse, suite aux remarques des lecteurs.

  1. « Cela suggère que le designer, comme le personnage du film, pourrait sonner le glas d’une nouvelle ère. » []
  2. John Thackara, In the Bubble. Designing in a Complex World. Cambridge, MIT press, 2005 []
  3. Entretien d’Anthony Dunne avec par Christian Brändle, Woudn’t it be nice… wishful thinking in art and design, édition Les presses du Réel, 2008 []

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  • Lord Mejdi le 10 août 2011 - 19:22 Signaler un abus - Permalink

    L’article commence par:
    <>

    Il commence mal.

    Quand on cite, il faut préciser la source… Qui a parlé de “méchant hacker” et de “derobage” dans la presse? hum? On ne sait pas…

    L’article de la Dépêche.fr se termine sur:
    <>
    Ça avait plutôt l’air bon enfant, en fait.

    Et puis confonde PARIS avec TOULOUSE… ca donne pas vraiment l’impression que l’auteur maitrise son sujet.

    Du coup je comprend mieux l’arbitraire / populisme / infondé de la conclusion: <>.

    De telles erreurs journalistiques desservent la culture du hack et du DIY.
    S’il vous plait, rectifiez le tire.

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  • Lord Mejdi le 10 août 2011 - 19:26 Signaler un abus - Permalink

    L’article commence par:
    - Quelques mois plus tôt, on a dit d’elle qu’elle faisait partie d’un groupe de “méchants hackers qui voulaient dérober des données.”, s’amuse-t-elle. En guise de vol, elle s’est livrée à du cybersquatting X en pastichant le site de la mairie de Paris. Si l’on s’en tient à ce test, le taux de panurgisme local est notable.-

    Il commence mal.

    Quand on cite, il faut préciser la source… Qui a parlé de “méchant hacker” et de “derobage” dans la presse? hum? On ne sait pas…

    L’article de la Dépêche.fr se termine sur:
    - J’ai été convoquée pour une audition. L’inspecteur qui m’a entendue a été à la fois amusé et rassurant. Il m’a dit de me tenir à carreau et j’ai écopé d’un rappel à la loi.-
    Ça avait plutôt l’air bon enfant, en fait.

    Et puis confonde PARIS avec TOULOUSE… ca donne pas vraiment l’impression que l’auteur maitrise son sujet.

    Du coup je comprend mieux l’arbitraire / populisme / infondé de la conclusion: – Si l’on s’en tient à ce test, le taux de panurgisme local est notable –

    De telles erreurs journalistiques desservent la culture du hack et du DIY.
    S’il vous plait, rectifiez le tire.

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  • Admin le 10 août 2011 - 20:03 Signaler un abus - Permalink

    Merci Lord Mejdi, il s’agit bien du site de la mairie de Toulouse ! Erreur corrigée.

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  • Worti le 10 août 2011 - 20:54 Signaler un abus - Permalink

    Quel chieur, j’y crois pas..

    “Quand on cite, il faut préciser la source… Qui a parlé de “méchant hacker” et de “derobage” dans la presse? hum? On ne sait pas…”
    Personne n’a dit que c’était une citation de la presse, et le terme “s’amuse-t’elle” me parait montrer assez clairement que c’est l’intéressée qui parle.

    “Ça avait plutôt l’air bon enfant, en fait.”
    Sur la fin bien sûr, un flic a une attitude différente selon s’il est en face d’un dangereux terroriste informatique ou d’une jeune paumée créative sortie des beaux-arts, t’as vu.

    “Du coup je comprend mieux l’arbitraire / populisme / infondé de la conclusion: – Si l’on s’en tient à ce test, le taux de panurgisme local est notable – ”
    Les résultats du test t’étant inconnus, ta remarque est tout aussi arbitraire et infondée.
    HS, mais moi j’y vois d’ailleurs pas trop une marque de panurgisme, mais juste des gens enthousiasmés par un concept assez cool.

    Après, c’est sûr que l’erreur avec Paris en est une, mais vu que Toulouse est cité en début d’article, faut avoir cinq ans pour se méprendre, surtout si on suit un minimum le site et qu’on sait que le Tetalab est à Toulouse.

    Voilà, tout ça pour dire que des raccourcis foireux, genre amalgame hacker/cracker/black hat/white hat, n’importe quelle simplification idéologique, ça dessert effectivement la culture hacker et DIY, mais là PUTAIN, mec, t’encules les mouches.
    Sans animosité.

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  • lucky semiosis le 11 août 2011 - 8:08 Signaler un abus - Permalink

    y’a pas comme erreur avec IEML ?
    ça m’étonne que ce langage soit utilisé dans ce contexte…
    Merci de vérifier ou de nous en dire plus…

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  • Paul le 11 août 2011 - 10:18 Signaler un abus - Permalink

    Serait-il possible d’avoir un lien vers le mémoire mentionné de Laura?

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  • fuuu le 11 août 2011 - 14:12 Signaler un abus - Permalink

    Bon, ce portrait est infernal, on a vraiment l’impression de lire un mauvais roman SF avec la présentation de son héroïne du futur qui a tout calé, vraiment infernal.

    Par ailleurs, je ne peux pas m’empêcher de trouver ridicule les citations mises en avant, les idées de l’artiste ne font franchement pas rêver, disons qu’elle sait assembler des colliers de buzzword avec grace mais que niveau réflexion c’est pas ça.

    “Les femmes sont cantonnées aux taches conservatrices comme la cuisine ou la couture alors que les garçons, dès l’enfance vont recevoir des jouets qu’ils peuvent trifouiller”

    Cette analyse est franchement sidérale, ca change ma vision du monde, quelle pertinence !

    “J’aimerais passer, peut-être pas ma vie, mais une partie de ma vie, à ce que les gens prennent conscience que certaines pratiques et habitudes, qui pouvaient être positives à une certaine période, sont devenues mauvaises. ”

    Comme quoi on peut être artiste, hacker et réactionnaire, cette citation est un exemple angoissant de narcissisme petit bourgeois… Personne ne détient jamais la vérité, ça suffit de dire aux autres comment penser, c’est infernal.

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  • Adrien le 11 août 2011 - 14:13 Signaler un abus - Permalink

    article intéressant mais on reste un peu sur notre faim si on cherche à en savoir un peu plus sur le travail de Laura…
    peut être un lien à recommender?

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  • fuuu le 11 août 2011 - 14:19 Signaler un abus - Permalink

    Vraiment cet article donne l’impression que les artistes sont tous des queues de pelle moralistes qui se touchent avec des ST DIY, ça fout la trouille…

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  • Karmabomber le 12 août 2011 - 5:35 Signaler un abus - Permalink

    hackers ?

    serieusement ?

    non, juste des pseudos artistes en mal de fric surfant sur une vague pour bobos.

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  • 1984 le 12 août 2011 - 6:16 Signaler un abus - Permalink

    Cette fille n’a aucun talent!
    Des hackers artistes; il y en a eu dés le début du web et l’esthétique Cyberpunk existe déjà depuis plus de 30ans, sans parler du DIY…Je ne comprend pas l’intèret que OWNI lui porte ni la pertinence de l’article; excepté pour donner des frissons à des bobos bon teint.Qui plus ait,je ne m’attarderai pas sur les vieux clichés véhiculés,sachant que des filles hackers il en existe plein, et qu’elles portent aussi du vernis à ongles.Le CCC ,la defcon ont toujours eu une section “artistique” dés leurs premiers forums au début des années 90;alors pour la recherche interdisciplinaire elle repassera…

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  • freemac le 13 août 2011 - 1:11 Signaler un abus - Permalink

    Bonne continuation Laura :)

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  • #tourist le 13 août 2011 - 3:42 Signaler un abus - Permalink

    Chic un troll :-)
    Je suis toujours impressionné par la propension de la demoiselle à susciter des réactions, le charme sans doute.

    Néanmoins, à défaut d’être le premier hominidé a mixer art/hack/design (qui a parlé de Lucy ?), at least she does.

    A bon entendeur.

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  • LCr le 13 août 2011 - 11:40 Signaler un abus - Permalink

    “J’ai dû me mettre au IEML, le code qui sert à programmer des intelligences artificielles”

    C’est de l’AIML “Artificial Intelligence Markup Language” et ce n’est effectivement pas de l’EIML, comme c’est noté dans l’article. Pour un savoir plus et se faire rapidement la main sur les chatterbots. http://www.pandorabots.com/botmaster/en/home.

    “Les femmes sont cantonnées aux taches conservatrices comme la cuisine ou la couture alors que les garçons, dès l’enfance vont recevoir des jouets qu’ils peuvent trifouiller”

    “Cette analyse est franchement sidérale, ca change ma vision du monde, quelle pertinence !”

    La phrase peut faire l’effet d’un raccourci un peu brut. Un petit lien pour les appétits cyniques http://www.monde-diplomatique.fr/2007/06/COLLET/14834. Si t’as une autre vision du monde à donner je suis preneuse et sans sarcasme.

    Les mauvaises habitudes ont la dents dures et je n’ai pas la prétention de faire une analyse de cela mais juste d’être la énième personne à le constater. Quand il y a eu cette année au THSF le lightningtalk de Spider Alex sur Donestech http://donestech.net/?q=ca/manifeste, c’était affligeant de voir les gens déserter la salle sans dépasser leurs premières opinions “Ah c’est du cyberactivisme féministe, ça me concerne pas.” J’en remet une couche http://subvideo.tv/player.php?id=88&sv=70

    “disons qu’elle sait assembler des colliers de buzzword avec grace mais que niveau réflexion c’est pas ça.” Tu enfiles aussi les perles réac et infondées pour bien troller.

    “J’aimerais passer, peut-être pas ma vie, mais une partie de ma vie, à ce que les gens prennent conscience que certaines pratiques et habitudes, qui pouvaient être positives à une certaine période, sont devenues mauvaises. ”

    Cette phrase est à remettre dans son contexte de celui du design de son mode de production et de consommation. C’est facile de décontextualiser des phrases et d’aller taper sur des vielles chimères (de petite bourgeoisie) téléphonés, que l’on peut mettre à toutes les sauces, et qui n’ont vraiment aucun sens; ça veut rien dire du tout désolée.

    “Cette fille n’a aucun talent!”

    Je me fiche pas mal de savoir si j’ai du talent ou pas.

    “Des hackers artistes; il y en a eu dés le début du web et l’esthétique Cyberpunk existe déjà depuis plus de 30ans, sans parler du DIY…
    Je ne comprend pas l’intèret que OWNI lui porte ni la pertinence de l’article; excepté pour donner des frissons à des bobos bon teint.”

    Et oui, merci à l’héritage hippie et de la contreculture des années 60. Là encore, pas de prétention à inventer quoique ce soit.

    Owni était intéressé par le thème des sextoys DIY qui avaient été développés au PHSF et notamment à l’époque par une de mes proposition à base de récup de manettes de jeux et de moules en silicone.

    A bons emmerdeurs(ses),

    Salut.

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  • Sylv41n le 13 août 2011 - 12:27 Signaler un abus - Permalink

    Pt’ain elle est trop nulle Laura: elle fait des trucs concrets au lieu de troller sur Internet comme tout le monde…
    Et en plus sa seule ambition dans la vie n’est pas de désigner le prochain iPod 7 ou la prochaine Nike Air-slave-labor, c’trop une bobo… fuuuuuuuuuu

    Sur le fond, cela aurait était intéressant d’avoir son avis sur *comment* créer plus de ponts entres les artistes qui manquent parfois de savoir-faire technique et les hackeu(r/se)s dont les projets manquent généralement de poésie.

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  • involontaire le 14 août 2011 - 10:52 Signaler un abus - Permalink

    “Les mauvaises habitudes ont la dents dures et je n’ai pas la prétention de faire une analyse de cela mais juste d’être la énième personne à le constater. Quand il y a eu cette année au THSF le lightningtalk de Spider Alex sur Donestech http://donestech.net/?q=ca/manifeste, c’était affligeant de voir les gens déserter la salle sans dépasser leurs premières opinions “Ah c’est du cyberactivisme féministe, ça me concerne pas.” J’en remet une couche http://subvideo.tv/player.php?id=88&sv=70

    @LCR
    Je pense que le titre de cette conference etait con(treproductif).
    Si “Spider Alex” avait simplement annoncee une “conference sur pourquoi ya que des mecs aux hackerspaces” la salle ne se serait pas videe.

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  • Stan le 14 août 2011 - 12:21 Signaler un abus - Permalink

    Ben je l’ai faite il y a 10 ans moi la liaison hacker/artiste, et tout le monde s’en foutait.
    J’ai chopé un voyou numérique, lui ai collé une basse entre les pognes, et le tour était joué…
    Bon là il n’est plus à Toulouse, mais on a bien rigolé…

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  • fuuu le 15 août 2011 - 11:17 Signaler un abus - Permalink

    @LCr
    Fallait vraiment pas le prendre pour toi, je conspuai surtout la rédaction et les choix éditoriaux de l’article. Les phrases citées étaient déjà sorties de leur contexte et te rendent ridicule, j’imagine bien que tu ne peux pas être réduite à ces morceaux de phrase, la responsabilité en revient à l’article.
    Après, j’ai pas pu m’en empêcher sur le fond, marre des clichés sur les filles et la poupée, marre aussi de la bien pensance permanente, je pense pour ma part qu’on doit permettre au aux “gens” de changer en sucitant leur envie, en leur proposant des nouveaux/autres trucs,produits, designs, solutions, idées, mais pas en sanctionnant et en condamnant leurs choix actuels, en ça, par exemple, l’écologie me dérange car elle n’est trop souvent que sanction et culpabilisation, procédés violents, arbitraires et débilitants.
    Après, va aussi falloir s’habituer à être critiquée et pas seulement via des choses “constructives” mais aussi par de l’ironie, de la dureté…, c’est important de se remettre en question de temps en temps…
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